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Depuis que la crise économique a envahi l'économie mondiale, les spécialistes se penchent sur des systèmes alternatifs au capitalisme et au libéralisme démesurés. Et c'est tout
naturellement qu'ils se tournent vers la finance islamique.
Si ce modèle financier, qui puise ses sources dans le Coran et dans la Sounnah (la tradition prophétique) est ancien (7ème siècle après JC), il a pourtant su s'adapter au monde actuel dès les années 1970 et connaît un grand dynamisme dans les Pays du Golfe et en Grande-Bretagne. La France a récemment réalisé son retard en la matière et la finance islamique est en train de devenir très à la mode. Des formations spécialisées ont été créées et les banques commencent à réfléchir à la façon dont elles vont pouvoir introduire des produits bancaires islamiques à côté des produits classiques.
Sur quels principes reposent la finance islamique ?
- La finance islamique se fonde principalement sur l'interdiction du riba, terme signifiant à la fois usure et intérêt. L'argent ne doit par produire de l'argent, seul le travail doit avoir de la valeur et permettre l'enrichissement.
- Le second principe est l'interdiction de la spéculation (ou gharâr) .
- Le troisième principe interdit de tirer des bénéfices d’activités illicites en Islam : les jeux de hasard, la vente ou consommation d’alcool, de tabac, la production ou la vente d'armes, la débauche...
- Un autre principe impose la responsabilité sociale de l'investissement et le partage du risque : il faut que les bénéfices soient équitablement partagés entre tous ceux qui y contribuent, ainsi que les pertes, le cas échéant.
- Enfin, il faut que toute transaction repose sur un actif financier clairement identifiable et réel.
Pour les curieux, je vous propose un reportage réalisé sur ce sujet, pour le JT de Arte du 20 février dernier.
Et un autre réalisé par la chaîne d'information France 24 ici.