Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 17:33

En 1842, le poète Gérard de Nerval, né en 1808, est un homme à bout de forces car les projets littéraires, dans lesquels il s'investit beaucoup, ne paient pas.

C'est dans ce contexte de grande fatigue que l'atteint sa première crise de folie. On l'aurait notamment vu en train de promener un homard vivant au bout d'un ruban bleu dans les jardins du Palais-Royal. La nouvelle court à Paris : Gérard est fou. Sa lucidité revient, mais sa réputation est ruinée. Il décide alors de tout quitter et de partir vers l'Orient.


Pour Nerval, mystique dans l'âme, passionné par les rites initiatiques des anciens Egyptiens, avide de se bâtir une religion qui serait la synthèse de toutes les religions, l'Orient est «la terre maternelle». Le poète fait la connaissance de Joseph de Fonfride, un passionné d'égyptologie qui accepte de financer la plus grande part du voyage. Ils partent ensemble fin décembre 1842.

A la différence de ses deux grands devanciers, les écrivains Chateaubriand et Lamartine, qui voyageaient comme des grands seigneurs et qui s'intéressaient surtout aux monuments et aux souvenirs du passé, Nerval flâne comme un bohême et tente de se fondre dans le paysage : il apprend l'arabe, endosse le vêtement du pays, adopte sa cuisine... C'est à partir de là qu'il commencera à rédiger « Voyage en Orient » qui reflète une vision très personnelle de ses découvertes. C'est avant tout un livre de poète, qui n'a pas la valeur d'une description scientifique.

Mais revenons au début du périple. Après des escales à Malte et en Grèce, Nerval et Fonfride débarquent à Alexandrie le 1er janvier 1843. Première déception : des splendeurs du passé (les constructions des Ptolémées, le Musée-Bibliothèque, le Phare...), il ne reste que la colonne de Pompée et les bains de Cléopâtre. Les deux Français recrutent Abdallah, un guide-interprète, et gagnent Le Caire au terme d'un voyage de cinq jours en barque. 



  Le Caire

La cité, immense, est formée de 53 quartiers groupant des ethnies ou des religions différentes: grecque, turque, juive, arménienne, maltaise... Nos voyageurs découvrent un monde plein de joie, de couleurs,
de bruits, très loin de la morosité bourgeoise de la France du Roi Louis-Philippe.

Sitôt installés dans une maison du quartier copte, ils reçoivent la visite du cheikh, le chef du quartier, qui les informe de la règle: tous les étrangers résidant au Caire doivent (sauf s'ils sont à l'hôtel) prendre une femme ou décamper. Abdallah emmène les deux Français au marché aux esclaves; Fonfride y choisit une Javanaise de 18 ans, Zeynab, enlevée par des pirates et qui avait
appartenu à un cheikh de La Mecque. Les voyageurs sont contents : non seulement ils ont fait une bonne action, puisqu'ils ont l'intention de lui rendre plus tard sa liberté, mais ils vont faire l'économie d'un domestique.

Cette ilusion est vite dissipée. Zeynab, se considérant comme une dame, refuse de travailler et exige d'être servie comme une femme du harem. Ainsi, Nerval et Fonfride doivent engager deux cuisiniers et un barbarin (homme à tout faire), et se retrouvent à la tête d'une petite communauté.

Ces soucis domestiques n'empêchent pas les deux hommes de visiter Le Caire à dos d'âne. Ils flânent sur le Mousky, la grande artère envahie de chanteurs, lutteurs, jongleurs, avaleurs de sabres, dresseurs de singes, charmeurs de serpents... A l'arrivée des hadjis (pèlerins de la Mecque), Nerval s'achète une culotte bouffante, un gilet orné de broderies, et un tarbouch pour se couvrir la tête. Ainsi déguisé, il voit venir l'immense caravane encadrée de bédouins armés. Orchestres, danses, contorsio
ns, cris aigus, un ouragan de folie. Quand paraît l'arche sacrée contenant la robe en drap d'or de Mahomet, c'est du délire: des derviches se transpercent les joues, avalent des serpents vivants, des braises rouges, d'autres se jettent sous les sabots des chevaux...

Malgré ses séductions, Le Caire laisse à Nerval l'impression d'une ville vaincue par le monde moderne : « Encore quelques mois et des rues européennes auront coupé à angles droits la vieille ville poudreuse et muette ».



Beyrouth et l'arrière pays

La ville, à cette époque sous administration turque, a « la physionomie d'une ville arabe de l'époque des croisades ». Il y trouve peu de curiosités et décide d'explorer l'intérieur du pays. Oui, mais il faut d'abord se débarrasser de l'encombrante Zeynab. Nerval ne se voit pas continuer avec elle, encore moins la ramener en Europe : « Me voyez-vous entrer dans un salon avec une beauté qu'on pourrait suspecter de goûts anthropophages ? » Finalement, il parvient à la confier à la directrice d'une école française de Beyrouth. Après avoir payé pour l'acheter, il doit payer pour s'en défaire !

Dans cette partie du Voyage en Orient intitulée «Druzes et Maronites», les premiers (musulmans) intéressent Nerval davantage que les seconds (chrétiens). La religion druze passionne l'écrivain parce qu'elle est « un syncrétisme de toutes les religions et toutes le philosophies antérieures ».

Dans la doctrine druze, l'enfer et le paradis n'existent pas plus que le péché originel. « La récompense et l'expiation ont lieu sur la terre par retour des âmes dans d'autres corps. La beauté, la richesse, la puissance sont données aux élus ; les infidèles sont les esclaves, les malades, les souffrants ». De telles idées ne pouvaient que séduire Nerval, qui croyait depuis plusieurs années en la réincarnation et vivait en intime relation avec ses chers disparus et les personnages de ses rêves.



Constantinople

A peine débarqué, Nerval est séduit : la ville ressemble « au rêve des Mille et une nuits ». En compagnie de Camille Rogier, un ami peintre très bon connaisseur de la ville, Nerval peut voir ce qui se dissimule aux touristes. En particulier le sérail d'été du sultan de Scutari, où « derrière leurs loges grillées, les femmes participent sans être vues aux divertissements du sultan », et le couvent des derviches tourneurs. Enfin, déguisé en Persan avec son machlah (pelisse) en poil de chameau et son bonnet pointu, il assiste aux nuits du Ramazan (Ramadan), moment d'allégresse spirituelle.

C'est en bonne forme physique et momentanément guéri de ses fantasmes délirants que Nerval revient en France, à la fin de 1843. Mais ses illusions n'ont pas résisté au choc de la réalité. « L'Orient n'approche pas de ce rêve éveillé que j'en avais fait, écrit-il à un ami sur le chemin du retour. J'en ai assez de courir après la poésie ; je crois qu'elle est à votre porte, et peut-être dans votre lit ».

On le retrouvera mort pendu en 1855 dans une ruelle sordide de Paris, sans réussir à savoir s'il s'agit d'un suicide ou d'un meurtre maquillé.



Source : http://www.omarlecheri.net/ency/nerval.htm

Publié dans : Une vie hors du commun
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 08:23
Le Croissant tel qu'il existe aujourd'hui est une spécialité bien française. Toutefois, cette pâtisserie en forme de lune trouve son origine dans les relations bonnes ou moins moins bonnes qu'entretinrent les européens avec l'Empire Ottoman.

La première mention de gâteaux en forme de croissant dans la gastronomie française remonte à 1549. En effet, ils avaient été confectionnés à l'occasion d'un grand buffet royal visant à célébrer l'alliance de François 1er et du Sultan "Soliman le Magnifique", connu aussi sous le nom de "Grand Turc".


Plus tard, des croissants ont été confectionnés à Vienne. Entre 1683 et 1697, les troupes ottomanes faisaient le siège de la ville. Une nuit, ils se décidèrent à attaquer. Un boulanger viennois, Adam Spiel, levé bien avant l'aube, surprit les soldats et donna l'alerte. La ville fût alors sauvée.

Pour célébrer la victoire, les boulangers viennois décidèrent de créer une viennoiserie en forme de croissant de lune, rappelant le symbole du drapeau ottoman. Ils prouvèrent ainsi qu'ils n'avaient fait qu'une bouchée de leur ennemi.


                  
               Le drapeau ottoman

La recette traditionnelle française que nous connaissons tous a été inventée au début du XXème siècle.

Publié dans : L'Histoire aux parfums d'Orient
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 14:11

"Entre l'Andalousie que j'ai quittée et le Paradis qui m'est promis, la vie n'est qu'une traversée. Je ne vais nulle part, je ne convoite rien, je ne m'accroche à rien, je fais confiance à ma passion de vivre, à mon instinct du bonheur, ainsi qu'à la Providence."


Amin Maalouf, célèbre écrivain libanais, spécialisé notamment dans les romans historiques, a retracé la destinée passionnante de Hassan al-Wazzan, plus connu sous le nom de Léon l'Africain.

Hassan al-Wazzan est né en 1489, à Grenade, alors que l'Espagne vivait ses dernières années musulmanes.

Après la prise de la ville en 1492 par les Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon, sa famille dût se réfugier au Maroc dans la ville de Fès. C'est par son oncle maternel que débutera sa vie de grand voyageur. À l'âge de 20 ans, il s'engage définitivement sur les routes du commerce et de la diplomatie. Ses missions le mèneront à travers tout le Maroc, ainsi que dans tous les pays du Maghreb, de l'Arabie, de l'Afrique saharienne, en Égypte et à Constantinople.

Il sera le témoin impuissant de la chute de Grenade, de l’incendie de Tombouctou, de la prise du Caire par les Ottomans…

 

En 1518, de retour de l'un de ses voyages, le navire sur lequel il se trouve est attaqué et il est fait prisonnier par des marins siciliens. Ces derniers, impressionnés par son savoir et sa culture, l'offrent  au pape Léon X, qui l'adopte comme fils, le fait catéchiser puis baptiser sous ses propres noms, Jean Léon. Il devient alors Jean-Léon de Médicis, dit « Léon l'Africain ». Pendant son séjour en Italie, il s'initie à l'italien et au latin et enseigne l'arabe. Sur demande du pape, il écrit sa fameuse Description de l'Afrique. Cet ouvrage de référence, qui évite soigneusement de donner des informations à caractère militaire, est la seule source de renseignement sur la vie, les mœurs, les us et coutumes dans le monde musulman du 16ème siècle. Ce livre deviendra la Bible de tous les diplomates et explorateurs intéressés par l'Afrique. Il est décédé en 1548.

Le récit de sa vie nous permet de nous plonger dans l’Histoire du 16ème siècle en Europe : Luther et le schisme protestant, Michel-Ange qui achève la Chapelle Sixtine, la famille de Médicis en péril, l’arrivée à Vienne du Grand Turc, Charles Quint, François 1er

 

Qui mieux que Léon l’Africain pouvait devenir le trait d’union entre Orient et Occident, entre le monde musulman et le monde chrétien, entre le passé et l’avenir ?

Publié dans : Une vie hors du commun
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 08:59


Commencé dans l'Europe aristocrate de la fin du XIXe siècle, à Genève, sur les bords du lac Léman, le destin d'Isabelle Eberhardt est celui d'une femme mystique, mystérieuse, intrinsèquement humaniste. Il est celui d'une femme, née dans la bonne société européenne, éprise de liberté et de justice. Mais ce destin exceptionnel se poursuivra sous d'autres cieux, en Afrique du Nord...

« Moi, à qui le paisible bonheur dans une ville d’Europe ne suffira jamais, j’ai conçu le projet hardi, pour moi réalisable, de m’établir au désert et d’y chercher à la fois la paix et les aventures, choses conciliables avec mon étrange nature» Isabelle Eberhardt - "Lettres et journaliers".

 

Fille d'aristocrates russes exilés, née à Genève en 1877, Isabelle Eberhardt, grandit dans une famille recomposée, cosmopolite, peu conformiste, libertaire, voire anarchiste, avec trois demi-frères, dans un environnement multiculturel et intellectuel qui développe chez elle une intarissable soif de découverte, une passion pour le monde arabe et l'Islam, encouragée par son «père » Alexandre Trophimowsky, arménien, philosophe, polyglotte. Elle apprend le Français, l'Allemand, le Russe, le Latin, l'Italien, un peu d'Anglais et l'Arabe. Et prend goût à porter les vêtements de ses frères.

Elle entend parler pour la première fois de l'Algérie par ses demis-frères engagés dans la légion militaire. Quand, à 20 ans, elle accompagne sa mère souhaitant se rapprocher de l’un de ses fils, elle découvre un pays, une culture, une religion qui vont l'imprégner totalement. Elle est fascinée par l'Islam et va recevoir la révélation comme une explosion en elle. « Je sentis une exaltation sans nom emporter mon âme vers les régions ignorées de l'extase ». Elle trouve son inspiration dans les médersas et les mosquées. Elle revendique seulement la liberté de se convertir à l’islam, d’aimer un peuple et un pays - l’Algérie - et d’y vivre fièrement : « Nomade j’étais, quand toute petite je rêvais en regardant les routes, nomade je resterais toute ma vie, amoureuse des horizons changeants, des lointains encore inexplorés ».

C'est déguisée en homme, drapée dans les plis de son burnous, qu'Isabelle Eberhardt va parcourir les immenses étendues sahariennes, à la manière des soldats bédouins, en route pour le sud constantinois. «A la place parlait et vivait un jeune musulman, un étudiant allant à la découverte de l’Islam. Isabelle était devenue Mahmoud Saadi. Dans sa vie et dans ses récits ce sera dorénavant ce nom qu’elle utilisera, le nom d’un jeune taleb voyageant pour s’instruire et qui parfois, d’un geste brusque, repoussait son guennour en arrière, découvrant un crane carré tout bosselé et qu’elle faisait raser à la mode orientale » écrit Edmonde Charles-Roux dans «Nomade j’étais, les années africaines d’Isabelle Eberhardt ».

Isabelle Eberhardt va faire l’expérience intérieure de l’Islam dans la "zaouïa" de Kenadsa, confrérie où elle est reçue en tant que "taleb", c'est-à-dire étudiant, plus précisément "demandeur de savoir " ou "voyageur en quête de sens". Elle va y trouver une forme de dépouillement et de contemplation qu’elle décrit de la façon suivante : « Etre sain de corps, pur de toute souillure, après de grands bains d'eau fraîche, être simple et croire, n'avoir jamais douté, n'avoir jamais à lutter contre soi-même, attendre sans crainte et sans impatience l'heure inévitable de l'éternité… ».

En s'enfonçant de plus en plus au coeur du Sahara, Isabelle Eberhardt va rompre définitivement avec l'Occident matérialiste et colonisateur. Elle va découvrir ces peuples du Sud qui seront les héros de ses écrits. Au contact de la population indigène, elle observe les gens, pose sur eux un regard d'une intense acuité, sans exotisme. Elle trouvera la réponse à sa problématique socio-psychique dans la culture et la religion musulmane. Isabelle Eberhardt va non seulement prendre fait et cause pour les musulmans « indigènes » contre les colonisateurs, mais elle va également les suivre dans leur vie, dans leur destin vers la mort, dans leur chemin vers Dieu.

Elle sillonne l’Algérie en tant que grand reporter et c’est à El Oued, dans le Sud, qu’Isabelle rencontre Slimène Ehnni, l’homme de sa vie, un jeune «soldat indigène» de l'armée française en Afrique du Nord. Elle s’y installe et se marie. L'union de cette européenne et du spahi indigène fait scandale. L'armée française lui refuse le mariage civil, l’enjoignant de quitter l’Algérie, estimant que son mode de vie est un facteur de troubles, ses fréquentations de zaouïas suscitaient la méfiance des colonisateurs français. Exilée à Marseille pendant un an, elle obtient enfin l’autorisation d’épouser civilement Slimène en octobre 1901.

 

Calomniée, espionnée, raillée par les colons « l'étrangère, la scandaleuse», des jours, des nuits, guettant le retour de Slimène retenu à la caserne, une promotion qui s’envole, un solde dérisoire, un semblant de toit et une volonté farouche … ! Pour son amour, la nomade s’assagit : Mahmoud Saadi redeviendra Isabelle, habillée, vivant comme les femmes du Sud. «… Peu importeraient la misère, réelle maintenant, et la vie cloîtrée parmi les femmes arabes… Bénie serait même la dépendance absolue où je me trouve désormais vis-à-vis de Slimène - qu'elle appelle Rouh' - mon âme… Mais ce qui me torture et me rend la vie à peine supportable, c'est la séparation d'avec lui et l'amère tristesse de ne pouvoir le voir que rarement, quelques instants furtifs... ».

En novembre 1903, elle fait la connaissance du général Lyautey qui apprécie sa compréhension de l'Afrique et son sens de la liberté. Voici ce qu’il dira d’elle :

«Elle était ce qui m’attire le plus au monde : une réfractaire. Trouver quelqu’un qui est vraiment soi, qui est hors de tout préjugé, de toute inféodation, de tout cliché et qui passe à travers la vie, aussi libérée de tout que l’oiseau dans l’espace, quel régal !

Je l’aimais pour ce qu’elle était et pour ce qu’elle n’était pas. J’aimais ce prodigieux tempérament d’artiste, et aussi tout ce qui en elle faisait tressauter les notaires, les caporaux, les mandarins de tout poils. » Le général Lyautey


Slimène, après une longue absence, revient à Aïn Safra. Ce jour d’octobre 1904, le village est le théâtre d'une grave inondation. Isabelle, affaiblie par la maladie est retrouvée morte dans les ruines de sa maison. Enterrée selon le rituel musulman, au cimetière de Aïn Sefra, sa tombe est jusqu’à nos jours visitée. Isabelle n’avait que 27 ans. Slimène, très affecté par la disparition d’Isabelle, ne lui survivra que trois ans.

De la mort, elle a écrit : " Tout le grand charme poignant de la vie vient peut-être de la certitude absolue de la mort. Si les choses devaient durer, elles nous sembleraient indignes d'attachement. " (A l'ombre chaude de l'Islam)

Plus de cent ans après sa mort, Isabelle Eberhardt reste un personnage fascinant. Une femme d’exception transcendée par l’Islam : « Ainsi, nomade et sans autre patrie que l’Islam…C'est bien la paix, le bonheur musulman- et qui sait ? peut-être bien la sagesse... »

 

Source : http://www.saphirnews.com/Isabelle-Eberhardt,-sa-voie-et-sa-foi-en-l-Islam_a3226.html

Publié dans : Une vie hors du commun
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 14:50

Aujourd'hui plus que jamais, les israéliens et les palestiniens s’entredéchirent. Les uns avec leur armée, les autres avec leurs kamikazes.  Dans L’attentat, Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, écrivain algérien, aborde ce sujet difficile en nous exposant les points de vue des différents protagonistes du conflit.


Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser la bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme ! C'est un séisme pour cet homme qui a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d'origine et son peuple d'adoption, se consacrant à son métier et à sa femme qu'il adore. L'enquête qu'il mène le conduit au coeur de l'enfer et le contraint à regarder en face une situation qu'il refuse d'affronter depuis trop d'années : l'immense souffrance des palestiniens qui conduisent certains rechercher le martyr, la seule parcelle de dignité et de liberté qui leur reste.
Publié dans : Littérature orientale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 14:25
Philippe Grenier, (1865-1944) médecin français né en Algérie et tôt converti à l'Islam, deviendra par un curieux hasard, le premier député musulman de l'histoire de France, élu dans la circonscription de Pontarlier (Doubs).

Je vous propose de découvrir, à travers ce reportage
en trois épisodes, sa vie étonnante.




Publié dans : Une vie hors du commun
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 12:56
Chers lecteurs,
Chers lectrices,

Je suis heureuse de vous retrouver sur ce blog, qui a pour but de vous faire partager ma passion pour l'Orient.

Comment peut-on définir l'Orient ? Sur Wikipédia, on trouve deux définitions :
- L'orient correspond au point cardinal est, et s'oppose à l'occident (l'ouest).
- Du point de vue symbolique, l'Orient, dans la Bible et dans le Coran révèle un sens qui dépasse celui d'un point cardinal. "Marcher vers l'Orient", c'est à dire vers le désert, c'est marcher vers la sagesse, c'est-à-dire vers Dieu. Ce peut être aussi "se convertir", "choisir la voie droite". Se tourner vers l'est pour prier revient à se tourner vers le soleil levant, la source de toute lumière.
Pour Henry Corbin, philosophe et orientaliste français,
"L'Orient désigne le monde spirituel qui est l'Orient majeur auquel se lève le pur soleil intelligible, et les "Orientaux" sont ceux dont la demeure intérieure reçoit les feux de cette éternelle aurore".
Les grands prophètes des religions du Livre, d'Abraham (Ibrahim) à Mahomet (Mohammed), en passant par Moïse (Moussa), Job (Ayoub), Jean-Baptiste (Yahya), Jésus (Issa)... n'étaient-ils d'ailleurs pas orientaux ?

Quelles sont les frontières de l'Orient ? Dans la vision que je me fais de l'Orient (car la définition est souple et relative), elles s'étendent du Maroc à l'Inde... Mais il y a une part d'Orient sur bien d'autres continents.

J'espère pouvoir vous faire modestement partager les richesses de l'Orient dans lequel je vis et qui m'habite chaque jour. Ce désir d'Orient, beaucoup avant moi l'ont ressenti avec plus ou moins de force et je souhaite vous faire découvrir la profondeur de leur expérience orientale. D'autres y sont nés et ont la chance de pouvoir nous communiquer leur amour de l'Orient à travers différents médias (livres, films, poésie...). J'essaierai, à travers mes articles, de vous apporter des connaissances sur ce qui fait l'Orient d'hier et d'aujourd'hui, afin de mieux appréhender l'ampleur de sa richesse  et de ses défis.

Pour être informés de la publication de mes articles (que j'espère être les plus réguliers possibles), je vous invite à inscrire votre adresse email dans la rubrique "newsletter".

Orientalement votre.
Publié dans : A propos de ce blog
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

Partons à la rencontre
De cet Orient délicieux,
De cet Orient mystérieux,
De cet Orient qui s'étend
Sur tous les continents.


 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus